RSE : 5 priorités pour 2022

14 janvier 2022

2022 ? Il n’est pas anodin que cela rime avec… RSE !
Depuis la nouvelle obsession des acteurs de la finance pour les critères ESG jusqu’à la mise en place de la loi AGEC, en passant par le devoir de vigilance ou encore le passage à la norme RE 2020 dans la construction, le besoin de transformation des entreprises, des collectivités et des modes de vie des citoyens n’a jamais paru aussi urgent !

Chez Linkup Factory, nous sommes convaincus que 2022 rimera aussi avec enjeux : enjeu de contribution, enjeu de narration, enjeu de décloisonnement, enjeu de (re)connexion et donc enjeu de business. Car à l’heure où tout le monde cherche à cocher les nombreuses “cases” de la RSE, il va devenir essentiel de donner une pleine cohérence à la stratégie RSE, de la (re)connecter à l’ADN de l’entreprise ou de la marque, et de la raconter avec le ton juste et singulier qui seul permet appropriation et adhésion des différents publics.

Dans cette logique, 5 axes nous semblent prioritaires pour une dynamique RSE performante en 2022 :

  1. Assumer son statut de leader pour influencer positivement la société

Aujourd’hui, un leader n’impose plus mais inspire… Conscient que les défis à relever sont aussi collectifs, il sait qu’il a une responsabilité particulière pour contribuer à faire évoluer la norme sociale. Et il en a le pouvoir : pouvoir de changer les représentations du désirable et d’influencer positivement l’évolution des comportements des citoyens, des salariés, des consommateurs. Et ce pouvoir porte ses fruits. La publicité montre aujourd’hui des femmes au pouvoir, des hommes qui cuisinent, des poupées aux formes et couleurs diverses, des corps aux proportions humaines, des peaux avec les étapes de la vie…

  1. Poser la question (existentielle) de son utilité sociétale

Jusqu’alors, l’entreprise n’avait très logiquement qu’une obsession dans son radar : la croissance de son business, autour de laquelle elle avait articulé sa vision, sa mission et son ambition. Mais ça, c’était avant… À l’heure du développement durable omniprésent, plus aucune entreprise ne peut faire l’économie de redéfinir un élément fondateur de sa « Licence to operate » : son utilité sociétale. Se (re)poser la question de sa vision, de sa mission et de son ambition sous le prisme de l’engagement devient indispensable pour être en capacité de fonder une stratégie RSE solide créatrice de valeur pour l’entreprise, appropriable pour toutes les parties prenantes. C’est à ce prix que les objectifs business pourront retrouver une pleine légitimité car inscrits dans une logique de croissance positive et durable.

  1. Savoir raconter : l’importance du storytelling

Question : qui sait vraiment “pitcher” sa stratégie RSE en 3 phrases et d’une manière impactante ? Soyons clairs : de par son caractère holistique et la technicité des sujets qu’elle englobe, la présentation d’une stratégie RSE peut facilement devenir ingrate pour les publics auxquelles elle s’adresse – surtout les moins experts…. Sans même parler de l’utilisation désormais généralisée d’expressions-valises (Agir pour diminuer les émissions carbones, pour réduire son impact sur la biodiversité, pour contribuer au bien-être des hommes, respecter la nature et la planète…). Tout cela est certes légitime mais leur floraison contribue à démonétiser les engagements qui ont vocation à être valorisés… Raconter sa stratégie RSE de manière unique, objectivée, différenciante est certes un exercice délicat, car il faut cheminer sur une crête étroite entre une justesse technique qui créé le risque de l’ennui… et le greenwashing ! C’est une étape essentielle pour une entreprise ou une marque qui veut faire de ses engagements un vrai levier de performance

  1. Acculturer les équipes

Comment croire que la RSE peut infuser l’ensemble de l’entreprise si les équipes ne sont pas vraiment embarquées – c’est-à-dire si elles n’ont pas adopter la logique et les grands aspects de la stratégie RSE ? On le sait : une génération entière de nouveaux arrivants sur le marché du travail définit ses préférences en fonction du sens qu’elle cherche à trouver dans son métier. Du côté des employés, le télétravail généralisé a créé un effet de distanciation avec l’entreprise qui altère progressivement la cohésion interne… Il est donc capital d’acculturer les équipes à la stratégie RSE et de mesurer l’impact des démarches de mobilisation interne, qui doivent dépasser la rubrique que personne ne lit dans la newsletter des collaborateurs. Une idée – parmi d’autres – pour accélérer l’adhésion : montrer en quoi chacun, au sein de l’entreprise, est déjà acteur du changement, ce qui consiste à injecter de la fierté tout en élargissant le propos à l’ensemble des composantes de la démarche RSE.

  1. Redonner sa place à la sérendipité

Le télétravail, justement… Les 24 derniers mois ont érodé les échanges entre collaborateurs, concentrant les actions de chacun sur leurs tâches, leur champ d’action, leur réflexion, leur « to do » liste à finir pour la fin de semaine… Pourtant, chacun le sent intuitivement : la machine à café au bout du couloir n’a jamais été aussi indispensable ! La créativité nait aussi des discussions informelles, non planifiées, mais dont on sait qu’elles sont génératrices de nouvelles opportunité pour le collectif. Chacun saura trouver des exemples : combien de progrès ne sont-ils pas nés de ces moments propices à la sérendipité ?

2022 présente donc toutes les caractéristiques d’un moment d’opportunités qui s’offre aux acteurs ambitieux et volontaires. Alors ce que nous croyons chez LinkUp, c’est que 2022 sera l’année de la RSE stratégique, l’année de l’alliance et de l’élargissement des acteurs de la transition.

Alors, on s’en parle ?